Journal de confinement
En l’absence d’exposition, quelques textes et illustrations . . .
Les P'tikonfinés d'Eric , qu'ils sachent vous dire que l'on est ensemble...
Confinement par Alain Créac’h
«Voyage autour de ma chambre» de Xavier de Maistres  Un texte amusant de 42 chapitres, très courts ,écrit dans une langue classique particulièrement plaisante, tout à fait adapté à notre situation transmis par Régis Pasquet Cliquez sur le pdf pour télécharger le texte
Voir un univers dans un grain de sable Et un paradis dans une fleur de champ Retenir l'infini dans la paume de ta main Et l'éternité dans une heure.. William Blake
Temple du Sommet Temple du sommet, la nuit : Lever la main et caresser les étoiles. Mais chut ! Baissons la voix : Ne réveillons pas les habitants du ciel François Cheng
"Parenthèse " accroché au Théâtre, de Josette Simson
"Parenthèse " accroché au Théâtre, de Josette Simson
Le confinement du chat de Marie-Noëlle Leroy
'' Tout est déjà dans les livres '' de François-Henri Désérable Extraits : D'Albert Camus dans "La peste" : '' Quand une guerre éclate, les gens disent : « Ça ne durera pas, c’est trop bête. » Et sans doute une guerre est certainement trop bête, mais cela ne l’empêche pas de durer. La bêtise insiste toujours, on s’en apercevrait si l’on ne pensait pas toujours à soi. Nos concitoyens à cet égard étaient comme tout le monde, ils pensaient à eux-mêmes, autrement dit ils étaient humanistes : ils ne croyaient pas aux fléaux. Le fléau n’est pas à la mesure de l’homme, on se dit donc que le fléau est irréel, c’est un mauvais rêve qui va passer. Mais il ne passe pas toujours et, de mauvais rêve en mauvais rêve, ce sont les hommes qui passent, et les humanistes en premier lieu, parce qu’ils n’ont pas pris leurs précautions. '' De Molière dans '' Le malade imaginaire '' '' L’autre solution, appliquée, peu ou prou, par le reste du monde : réduire les contacts entre les citoyens, les sommer de rester chez eux. Bref, les confiner. Et surtout, qu’ils ne sortent pas s’ils sont malades. Mesure déjà préconisée par Molière, dans Le Malade imaginaire : Argan : – Que faire donc, quand on est malade ? Béralde : – Rien, mon frère. Argan : – Rien ? Béralde : – Rien. Il ne faut que demeurer en repos. '' Textes gratuits en ces temps de confinement. Merci à Caroline L. et à Régis Pasquet qui me les fait connaître.
Tout est déjà dans les livres Galimard (189 Ko)
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La peinture de Brigitte Fuchs accrochée au théatre et sa petite pensée du jour : "Demain la vie refleurira, patience…"
Confiné en Charente Maritime, je vous envoie pour changer quelques une de mes productions locales, souvenir des plages qui nous sont interdites maintenant par arrété municipal !! (le web master, jean pierre leininger)
L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN. Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment. Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, ...ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...). Ce que l'armée algérienne n'a pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (le Hirak à pris fin). Ce que les opposants politiques n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (report des échéances électorales. ..). Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ..). Ce que les gilets jaunes et les syndicats n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu ( baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...). Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie. Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité. Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus. Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir. Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer. La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme. Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour clôner des êtres humains pour espérer vivre éternellement. Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel. Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation. Il a suffi de quelques jours pour que l'Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge. Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière. Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ? Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence. Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus. Restons chez nous et meditons sur cette pandémie. Aimons nous vivants... Moustapha Dahleb, la plus belle plume tchadienne
Un texte et deux illustrations envoyés par Marius
Un petit moment de méditation pour que ce calme vous accompagne. Le pic annoncé de l’épidémie nous ordonne de ne plus sortir de chez nous. Écoutons ce "Silence"... Œuvre de Véronique Giarrusso pour l'exposition des "20 ans de Mouv'Art"
Proposition humoristique de 2 compères une en mots ( Dany Ponnelle) , une en image (Alain Créac'h)... "Avant de parler, considère : premièrement ce que tu dis, deuxièmement pourquoi tu le dis, troisièmement à qui tu le dis, quatrièmement de qui tu le tiens, cinquièmement ce qui résultera de tes paroles, sixièmement quel profit en découlera, septièmement qui écoutera ce que tu diras. Mets alors tes paroles sur le bout de ton doigt et tourne-les de ces sept manières avant de les exprimer : aucun mal ne résultera jamais de ces paroles."
Une "arche de Noé" de Jean-Christophe Humbert